Ouverture de la 2ème Session Ordinaire de l’Année 2017 

A l’occasion de la l’ouverture de la 2ème Session Ordinaire de l’Année 2017 : Le président Adrien Houngbédji réaffirme la nécessité de reformer le système partisan béninois

 

Le tableau que présente le système partisan béninois sur l’échiquier politique continue de préoccuper au plus haut au point le président Adrien Houngbédji. Après la campagne de 2011, le discours d’investiture de juin 2017, les différentes universités de vacances et congrès de son parti, l’homme politique que les présidents Boni Yayi et Patrice Talon considèrent comme un véritable homme d’Etat, a exprimé à nouveau sa conviction selon laquelle la démocratie béninoise ne peut se renforcer et se consolider sans que le système partisan actuel ne soit reformé.  C’était ce jeudi 26 octobre 2017 à l’occasion de la rentrée parlementaire de la deuxième session ordinaire de 2017. Morceaux choisis !

« … Depuis l’avènement du Renouveau démocratique, le Bénin a réalisé des progrès incontestables sur la voie de l’édification de l’État de droit. Ceci grâce notamment à la mise en place d’institutions dépersonnalisées, solidement ancrées dans notre culture démocratique, et qui ont permis de conduire dans la paix six (6) élections présidentielles, dont quatre ont consacré des alternances démocratiques. Des élections dans lesquelles les partis politiques, principaux acteurs de la conquête et de l’exercice du pouvoir d’Etat, aux termes de la Constitution du 11 décembre 1990, n’ont joué que les seconds rôles.

Ainsi, au cours de chacun des six scrutins présidentiels organisés depuis 1991, les électeurs ont constamment accordé leur suffrage à des acteurs non partisans à des projets de société portés par des oiseaux rares.

Ce constat est sujet à interrogations, car le fonctionnement des démocraties modernes et l’animation de la vie publique, reposent, sur l’activité des partis politiques, principe consacré par l’article 5 de la Constitution. De plus, ce sont ces partis qui, aux termes de la loi n°2001-21 du 21 février 2003 portant Charte des Partis Politiques, stimulent et approfondissent l’éducation civique, encouragent la participation active des citoyens à la vie publique, forment des citoyens capables d’assumer des responsabilités publiques, participent aux élections locales et nationales par la présentation des candidats, et contribuent à l’animation politique au parlement, au gouvernement et dans la plupart des institutions.

Ce décalage entre le principe et la réalité factuelle est révélateur d’un malaise.

Je ne m’attarderai pas sur  les tares et les insuffisances de notre système partisan. Elles ont été souvent décrites avec pertinence par des voix autorisées.

Je souhaite seulement rappeler ici ma conviction que le Bénin ne peut continuer à se complaire dans l’illusion qu’une véritable culture démocratique est possible avec le système partisan actuel dont nous avons tous éprouvé les limites.

En m’exprimant devant vous à l’occasion de mon investiture à la Présidence de l’Assemblée Nationale le 15 juin 2015, j’avais déjà clamé cette conviction, et je n’ai eu de cesse de la réitérer chaque fois que j’en ai jugé le moment propice. Je sais, chers collègues, que nous partageons le diagnostic sur l’état de notre système partisan qui est l’une des faiblesses de notre expérience démocratique. Mais au-delà du diagnostic, il est impérieux que l’Assemblée Nationale prenne des initiatives courageuses sur le plan législatif, pour entreprendre des réformes pertinentes qui favorisent l’émergence de grands partis politiques, qui assurent un financement public adéquat et contrôle de leurs activités, qui donnent plus de chances aux femmes et aux jeunes, qui mettent un terme au nomadisme et à la transhumance politique… »

 la vision du Président Patrice Talon sur les réformes politiques et institutionnelles saluée

C’est dans la même veine que le président Adrien Houngbédji a salué la vision du Chef de l’Etat, Le Président Patrice Talon qui a placé aux premières loges des réformes politiques et institutionnelles, le renforcement du système partisan et le financement  public des partis politiques. « …Cette vision rencontre celle de notre Assemblée Nationale et il nous appartient, dans le respect des opinions des uns et des autres, de traduire cette vision par des textes législatifs qui offrent à notre classe politique, et aux générations à venir, une meilleure image de la démocratie… »

F.Z.OKOYA

 

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