Association Africaine des Hautes Juridictions Francophones : Le PAN Joseph Fifamin DJOGBÉNOU prend part à la cérémonie d’ouverture de des 21ème assises statutaires à Cotonou | Assemblée Nationale du Bénin

Association Africaine des Hautes Juridictions Francophones : Le PAN Joseph Fifamin DJOGBÉNOU prend part à la cérémonie d’ouverture de des 21ème assises statutaires à Cotonou


 


 

Le Dôme du Sofitel Marina Hôtel de Cotonou a servi de cadre, dans la matinée de ce lundi 16 février 2026, à la cérémonie d’ouverture des 21èmes Assises statutaires de l’Association Africaine des Hautes Juridictions Francophones (AA-HJF), couplées à un colloque international organisé autour du thème central : « La protection juridictionnelle des droits fondamentaux en contexte de crises sécuritaires ».

Cet événement, organisé par la Cour suprême du Bénin, dont le président Victor Dassi ADOSSOU assure la présidence du Bureau du Conseil d’administration de l’AA-HJF, a réuni les présidents et membres des hautes juridictions africaines, des experts internationaux, des universitaires, ainsi que des représentants d’organisations partenaires, notamment l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

À ce grand rendez-vous, il convient de noter la présence de Mariam Chabi TALATA, vice-présidente du Bénin, représentant le Chef de l’État Patrice TALON, ainsi que plusieurs présidents d’institutions du Bénin, notamment le président de l’Assemblée nationale, le Professeur Joseph Fifamin DJOGBENOU.

Dans son mot de bienvenue, Victor Dassi ADOSSOU, président de la Cour suprême du Bénin et président du Bureau du Conseil d’administration de l’AA-HJF, a, au nom dudit Bureau et en son nom propre, souhaité la bienvenue à tous les participants réunis dans le Dôme qui, a-t-il rappelé, il y a plus de 27 ans — plus exactement le 10 novembre 1990 —, sous son nom de baptême Centre International de Conférence de Cotonou, avait été le témoin silencieux de la création de l’Association Ouest-Africaine des Hautes Juridictions Francophones (AOA-HJF), devenue, depuis les assises historiques tenues à Bamako au Mali en 2006, l’AA-HJF.

Le devoir de mémoire, ajoute-t-il, l’appelle à saluer tout particulièrement les pionniers, témoins privilégiés de cet événement historique majeur intervenu dans le paysage institutionnel sous-régional et qui font encore aujourd’hui l’honneur de leur présence aux présentes assises. Il a cité le président Abraham ZINZINDOHOUÉ, alors président de la Cour suprême du Bénin et initiateur du projet ; Mme Christine DESOUCHES, qui cristallisa à elle seule le soutien de l’Agence de la Francophonie ; le Professeur Noël GBAGUIDI, alors Directeur de la Documentation et des Études de la Cour suprême du Bénin ; ainsi que le président Robert DOSSOU. À leur endroit, Victor Dassi ADOSSOU a déclaré : « Je me souviens ».

Il a également prié la Vice-Présidente de la République de transmettre les sincères gratitudes de l’AA-HJF au peuple béninois et particulièrement au Président de la République, Patrice TALON, pour avoir autorisé la tenue desdites assises. « …Nous restons très sensibles à votre accompagnement… », a-t-il ajouté.

Dans son allocution, Passassim ATADE NANGUIT, représentant de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), a rappelé que dans un monde traversé par des incertitudes, la justice demeure le dernier levier de stabilité et d’apaisement. Il a réaffirmé la disponibilité de l’OIF à accompagner les efforts des acteurs de la justice et à soutenir leurs engagements.

Prenant la parole au nom du Chef de l’État, Patrice TALON, la vice-présidente de la République, Mariam Chabi TALATA, a souhaité la bienvenue aux différents participants venus de plusieurs pays pour prendre part auxdites assises. Avant de les consacrer à leurs travaux, elle leur a rappelé que dans un contexte où la sécurité cohabite avec la fragilité institutionnelle, les juges ne sont pas appelés à choisir entre la liberté et la sécurité, mais à les concilier. Cette conciliation, ajoute-t-elle, est l’essence même de l’État de droit.

Elle n’a pas manqué de saluer la qualité de l’architecture du colloque international, qui va durer trois jours. Elle a enfin formulé le vœu que lesdites assises soient, pour chacun des participants, un moment de travail, mais aussi un moment de fraternité, de partage, d’ouverture culturelle et de découverte ; que les débats soient féconds, sans tabou et inclusifs ; que leurs conclusions soient utiles, inspirantes et universalisables ; et qu’elles contribuent à éclairer les voies d’une justice africaine moderne, digne, souveraine et respectée.

POLO AHOUNOU

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